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Koulweogo/Tansogo

                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Situation géographique

 

Koulwéogo/Tansogo, un petit village du Burkina Faso, est situé dans la zone climatique dite « soudano-sahélienne », recouverte par la savane arbustive. Les précipitations y sont comprises entre 500 et 700 mm, principalement entre juin et octobre.

 

D’une superficie d’environ 100 km², Koulwéogo/Tansogo est situé dans la Région Nord du Burkina Faso. Il appartient au département de Bokin (il est situé à 3 km au nord de la préfecture de Bokin : voir sur Google Maps), lequel relève de la province du Passoré dont le chef-lieu est Yako. Le village est à 80 km au Nord de Ouagadougou, la capitale du pays.

 

Composition de la population

 

Le département de Bokin (appelé aussi Téma-Bokin) a une population estimée à près de 55 000 habitants (recensement général de 2006) et regroupe une quarantaine de villages. C’est une population à majorité féminine (environ 53% de femmes) et jeune (près de 49% de la population ont moins de 15 ans).

 

Quant à Koulwéogo/Tansogo, notre village-cible, sa population est évaluée à environ 3000 habitants répartis dans environ 155 concessions. Tous les villageois parlent le « mooré », la langue des « moossé » (l’ethnie majoritaire du Burkina Faso) et vivent en parfaite symbiose. On y trouve les grandes religions pratiquées au Burkina Faso : l’islam, le christianisme et l’animisme. Elles cohabitent sans le moindre problème.

 

Education et alphabétisation

 

Koulwéogo/Tansogo dispose d’une école primaire publique de 6 classes et compte environ 300 élèves (dont environ 53% de garçons et 37% de filles). Ces 6 classes (CP1,CP2, CE1,CE2, CM1 et CM2) sont tenues par 7 instituteurs (dont un occupe en même temps le poste de directeur d’école).

 

Les élèves sont recrutés chaque année en CP1 à l’âge légal de 6-7 ans. Ils sont majoritairement ressortissants du village de Koulwéogo/Tansogo, mais des enfants des villages environnants y sont admis en fonction des places disponibles. Les taux de succès sont appréciables aux examens d’entrée au collège, mais l’école de Koulwéogo/Tansogo connaît un important taux de déperdition scolaire entre le primaire et le secondaire.

 

Les villageois adultes sont pour la plupart analphabètes. Toutefois, de temps en temps, quelques uns bénéficient de projets d’alphabétisation en français et en mooré grâce aux initiatives de l’association locale de développement de Koulwéogo/Tansogo.

 

Les activités économiques

 

A Koulwéogo/Tansogo, l’activité économique est essentiellement basée sur l’agriculture de subsistance qui occupe la quasi-totalité des villageois. La saison des pluies est la période d’activité la plus intense, mais elle ne s’étale que sur 4 à 5 mois (juin – octobre). Pendant cette période, hommes, femmes et enfants cultivent leurs champs avec des instruments rudimentaires (daba, houe, charrue à traction animale). Il s’agit essentiellement d’une agriculture vivrière sur des terres arides, latéritiques et lessivées, fortement exposée aux caprices de la nature. La pluviométrie est très variable d’une année à l’autre de même que les récoltes. Mil, petit mil, sorgho, maïs, haricot, pois de terre, arachides, sésame sont les principales cultures.

 

En dehors des travaux champêtres, les villageois, surtout les hommes, pratiquent l’élevage de poules et de pintades, de moutons, de chèvres, de bœufs et de porcs. La pratique de l’embouche ovine ou bovine y encore très timide. D’autres font du petit commerce au marché de Bokin et/ou aux marchés des villages environnants. Hommes et femmes se livrent à la spéculation de céréales, à la vente de petits produits de consommation. De plus, le maraîchage permet aux jeunes et aux femmes de récolter des légumes (tomates, oignons, carottes…) grâce à la présence de deux réserves d’eau. Mais, sans moyens de conservation, le problème de stockage se pose quand toute la récolte n’a pas pu être écoulée au marché. Ces petites activités, qui deviennent particulièrement importantes pendant la saison sèche, jouent un rôle d’appoint non négligeable. Mais, beaucoup de jeunes villageois dans l’inactivité migrent vers les grandes villes comme Ouagadougou (la capitale du Burkina Faso), ou s’expatrient en Côte d’Ivoire pour y travailler le plus souvent dans les plantations de café et de cacao. Il n’y a pas une seule famille à Koulwéogo/Tansogo qui n’ait pas au moins un de ses membres en Côte d’Ivoire. C’est dire combien la crise ivoirienne a frappé de plein fouet ce petit village burkinabè.

 

L’association locale de Koulwéogo/Tansogo

 

Malgré le fort taux d’analphabétisme, les villageois de Koulwéogo sont mobilisés au sein de leur association locale et au sein d’autres structures associatives appelées « groupements villageois » de développement. Preuve, s’il en faut, qu’ils prennent à cœur la question de l’amélioration de leurs conditions de vie individuelle et collective.

 

L’association (locale) de développement de Koulwéogo/Tansogo sera notre partenaire privilégiée et se chargera de coordonner les actions que nous appuierons sur le terrain. C’est une association reconnue par les autorités locales (la préfecture de Bokin) et soutenu par tout le village. Elle se donne pour vocation de coordonner toute action de développement de Koulwéogo/Tansogo en veillant à une implication directe et active de l’ensemble de ses habitants. C’est pour cette raison que cette association du village sera principalement notre relais dans l’exécution, la supervision et le suivi des actions que nous déploierons dans le cadre de nos missions de solidarité. Bien entendu, nous leur demanderons un rapport régulier sur les projets en cours ainsi qu’un rapport financier sur la base d’un contrat de partenariat qui sera signé entre les deux associations.

 

Organisation sociale du village

 

L’organisation sociale à Koulwéogo/Tansogo est centrée sur la notion de village, unité sociale de base. La communauté villageoise de Koulwéogo/Tansogo, bien que reliée à d’autres par des relations de parenté, et ouverte au monde, constitue un univers relativement autonome.

 

La quasi-totalité des gens de Koulwéogo/Tansogo sont des Yonyonsé, c’est-à-dire des « fils et filles de la Terre ». Ils portent pratiquement tous le nom SAWADOGO. Le Chef de Terre (l'actuel s'appelle NIDAWA), appelé le « Ting-soba » en langue mooré, est le plus âgé du village. Il n’a pas de pouvoir politique, mais il est reconnu comme maître d’une puissante spiritualité  du milieu qui commande la terre et les saisons. Il est le garant du culte des ancêtres, de la cohésion sociale, et de la gestion de l’espace qui rassemble à la fois la brousse et les espaces cultivées du territoire de Koulwéogo/Tansogo.

 

L’organisation familiale y est patriarcale. Sur le plan du droit coutumier, c’est par la filiation paternelle que se transmet l’essentiel des droits de succession et les héritages divers. Toutefois, il est à noté que la nouvelle loi sur le foncier rural burkinabè reconnaît, en particulier, le droit de succession des femmes sur les terres de leurs maris.

 

Les masques sacrés de Koulwéogo/Tansogo

 

Les masques constituent à Koulwéogo/Tansogo une culture vivante très ancienne, mélange harmonieux de religiosité et de social dont le langage codé (« wilma » en langue mooré), ésotérique, profond et caché reste l’apanage des initiés. Les masques du village sont le symbole de l’appartenance à une famille culturelle singulière, celle des « Soukomsé ». Ils permettent la transmission aux générations qui se succèdent un ensemble de règles et de comportements qui régissent le groupe social particulier qu’est la communauté des « Soukomsé ».

La danse des masques est toujours une manifestation fascinante et très prisée dans la région. En effet, craints parce que sacrés et sensés être dotés de pouvoirs mystiques, ils n’en sont pas moins adulés par le public lors des cérémonies traditionnelles.

 

Nous devons la photo du masque "phacochère" ci-dessus au site Internet du Musée de Manéga (Musée de la Bendrologie) de Maître Frédéric Titinga Pacéré, un véritable chantre de la culture burkinabè. C’est tout simplement le plus grand musée privé d’Afrique de l’Ouest et ses collections sont inestimables. Gravement endommagé lors des inondations du 1er septembre 2009, le musée se remet lentement de ses épreuves et a besoin d’être soutenu. Un pavillon y est consacré à la culture des Yonyonsé ("fils et filles de la Terre") dont se réclame le village de Koulwéogo/Tansogo et ça vaut vraiment un petit détour. Le musée est situé à 50 km de Ouagadougou et c’est sur la voie qui va à Koulwéogo/Tansogo.

 

                  

Ci-dessus, respectivement, Nidawa l'actuel Chef de Terre (très âgé) et Rawindé, son second

 

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